Partager l'article ! Ma dépression : "Solution pour reprendre le travail": .... Mes analyses, rappelez-vous. Celles qui me faisaient si peur. Celle qui me ...

....
Mes analyses, rappelez-vous. Celles qui me faisaient si peur. Celle qui me donnaient l'impression que l'on allait m'annoncer une maladie incurable. Finalement et bien évidement, rien de grave. Au niveau de la thyroïde, rien...ouf. Par-contre c'est au niveau de la vitamine D qu'un premier problème se présentait. Un taux normal d'après le papier se trouve entre 21 et 80 machins trucs et moi mon "score" était de 16. Grosse carence donc. Le médecin n'a donc pas hésité et m'a prescrit un traitement de 6 mois en vitamine D ainsi qu'une liste d'aliments en contenant a intégrer plus souvent à mon alimentation. D'autres petites choses mais rien de grave. Un soulagement, un poids en moins.
Je prend mes traitements et je vais mieux. A certains moments, je me demande même ce que je fou chez moi à rien faire. Je me
sent toujours un peut fatiguée, mais ça va. Mon arrêt maladie est bientôt fini, j'ai donc bientôt rendez-vous avec mon psychiatre.
Il me faut une solution pour reprendre le travail. Le seul souci est la fatigue. Je n'arrive pas à m'en débarrasser. Je me renseigne et grâce à des amis, je trouve la solution. Reprendre le travail en mi-temps thérapeutique. Mon activité me le permet. Je suis ravi. J'ai enfin une solution.
J'en parle à mon psychiatre. Il est pour mais calme un peut mon enthousiasme. Il me répète encore une fois que je veux allez trop vite. Ce que vous venez de subir ne se soigne pas en quelques semaines. Ralentissez. C'est bien d'être aussi entreprenante mais attention. Voyez avec votre responsable.
Bon, c'est repartit pour un arrêt maladie sauf que l'idée du mi-temps thérapeutique me réjouit. Toute remotivée, je suis trop heureuse. Je me rend en chaire et en os au bureau pour amener mon arrêt et proposer à ma responsable cet arrangement.
Je lui demande si elle peut me recevoir. Oui, mais avant elle me fait bien sentir que je la dérange. Elle m'invite à passer dans le bureau fermé dans lequel se fait tous
les entretiens. Elle me demande comment je vais. Sans donné de détail je lui dis juste que mes analyses ont révélé une carence en vitamine D. De suite elle attrape cette phrase et dit
"A ben ça j'en étais sûr. Ça ne pouvait pas être dû à la pression au travail. Tu sais tu ne connais pas ce qu'est la pression. Mais ne t'inquiète pas je t'apprendrai quand tu
reviendras". 1er choc. Mais bon, je l'a connais bien et c'est tout a fait son style. Ce n'est jamais de sa faute et chaque excuse et bonne à prendre tout en glissant un pic bien
aiguisé.
Bon, passons à la fameuse question du mi-temps thérapeutique. La réponse est franche c'est non. Ses arguments sont touchant
mais faux. Elles parle de ma santé, de mes faiblesses et de l'impossibilité de gérer mon travail pendant un mi-temps. Une boule me prend au ventre, les larmes me montent aux yeux. Elles le voit
et continue de plus belle. "Au faite, tu as sûrement un traitement lourd ?". Oui j'ai un traitement, mais je n'en dis pas plus. "Tu ne t'ennuis pas trop chez toi
?" Si c'est pour cette raison que la solution du mi-temps thérapeutique me semblait être une bonne idée. "et pourquoi ne ferais-tu pas ton mi-temps dans une autre
entreprise" Euh... Je suis en CDI je ne pense pas que se soit possible. Vous trouvez cette question bizarre, devinez mon étonnement sur le moment. Attention ce n'est pas fini.
"Autrement tu sais si tu t'ennui de trop tu devrais te renseigner sur les centres pour les gens comme toi. Je crois qu'ils organisent des activités." .... Choc final, je ne sais
plus quoi dire. La question qui tourne maintenant dans ma tête est : mais que dois-je comprendre par "des gens comme toi"?
Je ne sais même pas comment je suis sortie de là. Arrivée au coin de la rue, les larmes m'ont envahies. Je rentre chez moi. Heureusement je n'habite pas loin. Dans l'escalier je croise mon voisin et ami qui m'interpèle en me demandant comment je vais. Je craque. Il savait que je devais me rendre à mon travail. La seul chose qui est sortie c'est "ELLE A REFUSE".
Je passe la porte et la claque. Mes jambes me lâchent et accroupie parterre je pleure toute les larmes de mon corps. Ma respiration s'affole, j'ai mal dans la poitrine,
j'ai l'impression que je vais mourir. Je ne m'était pas imaginée une seule minute qu'elle pouvais refuser. Cet arrangement me paressait tellement logique et parfait pour les deux parties.
J'appel mon ami qui arrive à me calmer. Le soir on en reparle. L'idée de refaire la demande par mail avec arguments sera mise en action. Bien-sûr un refus catégorique me sera envoyé après 8 jours d'attente, avec des propos touchants comme si c'était ma meilleure amie. Pour tout bon harceleur "ne jamais laisser de traces par écrit" bien évidement. Cette fois, je le savais mais la colère est incontrôlable.
....